Arnold & Son a présenté en octobre 2026 la DSTB Stop-Seconds, qui ajoute un arrêt de la seconde à la complication maison de seconde morte affichée côté cadran. Le sigle DSTB signifie Dial Side True Beat : la trotteuse avance par sauts d’une seconde, mécanisme visible sous trois ponts ajourés en or et flanqué d’un levier bleui en forme d’ancre. Deux séries de 18 exemplaires, en or rouge 5N et en platine 950.
La fonction d’arrêt permet de mettre l’heure à la seconde près, opération essentielle pour un garde-temps qui revendique l’héritage des chronomètres marins de John Arnold. La DSTB Stop-Seconds est proposée en deux séries limitées de 18 exemplaires chacune, dans des boîtiers en or rouge 5N 18 carats et en platine 950, avec des cadrans travaillés et un mouvement manufacture visible par un fond saphir plat.
DSTB signifie Dial-Side True Beat et révèle la seconde morte
La désignation DSTB clarifie le parti pris technique : exposer la mécanique de la seconde morte sur le cadran. Sur la DSTB Stop-Seconds, la longue trotteuse avance par sauts précis d’une seconde, ce qui évoque le fonctionnement des chronomètres de marine historiques. Le mécanisme est présenté sous des ponts dorés polis, complétés par un levier en forme d’ancre, un détail emprunté à l’imagerie maritime et à l’histoire de John Arnold.
Afficher la seconde morte côté cadran transforme la lecture de l’heure en démonstration mécanique. Les sauts sont soulignés par un chemin de fer bleu imprimé sur la platine grainée et par une aiguille bleuie dont le contrepoids rond marque chaque position. Le parti pris privilégie la chronométrie visible sur le mouvement caché d’une montre classique.
Sur le plan purement mécanique, la DSTB montre le train d’engrenages dédié à la seconde morte séparé du reste du calibre, permettant au porteur d’observer le fonctionnement et le relâchement du mécanisme. Cette architecture oblige à une finition soignée des éléments visibles, ce que traduit le poli miroir et l’anglage des pièces apparentes. Le parti pris visuel est une signature de la gamme chronométrie de la maison.
Cette exposition donne à la montre une dimension autant pédagogique que patrimoniale : elle renvoie aux procédures de synchronisation des chronomètres de marine, où la seconde servait à calculer la longitude. John Arnold, dont la maison porte le nom et la date de 1764 jusque sur le cadran, a bâti sa réputation sur ces instruments embarqués.
La fonction stop-seconds permet de mettre l’heure à la seconde près
La nouveauté fonctionnelle de cette DSTB consiste en l’ajout d’une fonction d’arrêt de la seconde, actionnée par la couronne lorsqu’on tire celle-ci pour régler l’heure. Le mouvement s’arrête, la trotteuse reste fixe, permettant la synchronisation sur un signal de référence. Cette fonction est décrite par la marque comme un apport de précision supplémentaire pour un garde-temps centré sur la seconde.
Sur le plan technique, intégrer une fonction de stop à un dispositif de seconde morte impose d’isoler et de bloquer proprement le mécanisme sans altérer sa restitution par sauts d’une seconde à la remise en marche. La marque a conçu un levier dédié pour immobiliser le système, garantissant l’intégrité de la seconde morte au moment du réglage et la reprise nette des impulsions au redémarrage.
La séquence de mise à l’heure devient donc comparable aux procédures historiques de synchronisation des chronomètres, où l’officier comparait son instrument à un signal de référence avant d’immobiliser puis relancer la marche. La DSTB Stop-Seconds transpose cette méthode à un poignet contemporain en rendant la seconde visible et contrôlable.
D’un point de vue d’usage quotidien, la présence d’une fonction stop-seconds sur une montre automatique offre une précision de réglage qu’attendent les amateurs de chronométrie. Pour un collectionneur ou un amateur exigeant, la possibilité d’aligner la trotteuse sur une impulsion externe renforce la vocation chronométrique de la montre sans compromettre son confort d’utilisation.
La fonction contribue également à la valeur perçue du garde-temps, puisque l’addition d’un mécanisme de blocage pour la seconde morte représente un travail d’ingénierie non trivial, visible et compréhensible pour l’utilisateur attentif, et marque la différence entre une complication purement esthétique et une complication fonctionnelle.
Calibre manufacture A&S6303 : dimensions, fréquence et réserve
Au cœur de la DSTB Stop-Seconds bat le calibre automatique manufacture A&S6303. Le mouvement affiche un diamètre de 36,2 mm pour une épaisseur de 5,54 mm. Sa fréquence est de 28 800 alternances par heure, soit 4 Hz, et il offre une réserve de marche de 55 heures, des chiffres conformes aux attentes d’un calibre moderne orienté précision et autonomie.
La conception du calibre intègre une masse oscillante largement ajourée en or 22 carats, guillochée et gravée de l’ancre ex-libris de John Arnold, visible par le fond saphir plat. Les finitions incluent des ponts ornés de côtes de Genève radiales, des angles polis à la main et des vis bleutées, témoignant d’un niveau de finition artisanal réalisé dans la manufacture de La Chaux-de-Fonds.
Le calibre A&S6303, développé, usiné, assemblé et réglé au sein de la manufacture, distingue la DSTB Stop-Seconds par son architecture qui sépare visuellement le mécanisme de la seconde morte. Les composants dédiés à la vraie seconde sont positionnés côté cadran, tandis que la partie automatique assure la remontée et la réserve de marche, garantissant 55 heures d’autonomie.
Sur le plan horloger, la combinaison d’une fréquence de 4 Hz et d’une réserve de 55 heures traduit un compromis entre précision et endurance. La fréquence soutenue favorise une régularité de marche et une restitution nette des impulsions de la seconde morte, éléments essentiels au respect du principe chronométrique revendiqué par Arnold & Son.
Enfin, la présence de finitions traditionnelles comme la platine perlée et l’anglage manuel renforce la valeur horlogère du calibre. La DSTB Stop-Seconds se positionne donc comme un objet où la mécanique, la présentation et la finition convergent pour offrir une expérience de chronométrie visible et soignée.
Boîtiers limités, références 1ATCR.N01A.C0246A et 1ATCX.H01A.C0263X
La DSTB Stop-Seconds est disponible en deux éditions limitées à 18 exemplaires chacune, différenciées par le métal et le traitement du cadran. La version en or rouge 5N 18 carats porte la référence 1ATCR.N01A.C0246A et adopte un cadran Cliff Grey, tandis que la version en platine 950, référence 1ATCX.H01A.C0263X, reçoit un cadran Kingsand traité PVD et grainé.
Les deux boîtiers partagent des dimensions identiques : 42 mm de diamètre pour 12,95 mm d’épaisseur, avec une étanchéité nominale de 3 bars (30 mètres). Le parti pris d’un boîtier relativement fin pour un instrument doté d’une complication exposée reflète une volonté de porter un objet horloger imposant tout en restant confortable au poignet.
Le fond saphir plat offre une vue sur le mouvement A&S6303, tandis que le cadran présente un compteur des heures et des minutes décentré en émail blanc à chiffres romains, signature esthétique des modèles DSTB. Les finitions de cadran, grainage et teinte, participent à différencier les deux éditions limitées et à renforcer leur exclusivité.
Sur le plan commercial, les références précises et la limitation à 18 pièces soulignent la rareté de l’objet et sa position haut de gamme. La distribution de séries aussi restreintes vise un public collectionneur sensible aux variantes matérielles et esthétiques, chaque numéro d’édition attestant de l’exclusivité de la pièce.
Les détails techniques et esthétiques des références 1ATCR.N01A.C0246A et 1ATCX.H01A.C0263X confirment que la maison a soigné autant la mécanique que la présentation, en proposant deux interprétations du même concept, l’une plus chaleureuse avec l’or rouge, l’autre plus minérale avec la platine.
Architecture visible côté cadran, ponts, ancre bleuie et décor
La signature de la DSTB tient à cette architecture exposée côté cadran : trois ponts ajourés en or, polis, soutiennent le mécanisme de la seconde morte au-dessus d’une platine grainée. Ils jouent un double rôle, structurel et décoratif, et encadrent la course de la trotteuse dont chaque impulsion se lit à l’œil nu.
Parmi les pièces visibles côté cadran figure un levier bleui en forme d’ancre, clin d’œil direct à l’héritage maritime de John Arnold. Le bleuissement de ces composants crée un contraste franc avec les ponts en or rouge et la platine grise. Rien n’est dissimulé : leviers, rubis et roues dentées restent sous les yeux du porteur.
Le compteur des heures et des minutes décentré, réalisé en émail blanc et orné de chiffres romains, crée un équilibre visuel entre la lecture traditionnelle de l’heure et le spectacle mécanique offert par la seconde morte. La piste des secondes imprimée en bleu encadre la course de la trotteuse, renforçant la lisibilité des sauts d’une seconde.
Les finitions du mouvement, visibles par le fond saphir plat côté fond et par les ponts ajourés côté cadran, incluent côtes de Genève radiales, platine perlée et anglage à la main. Ces traitements soulignent la vocation haute horlogerie du modèle et justifient le positionnement prix et la rareté des éditions limitées signées Arnold & Son.
La combinaison d’une architecture lisible et de finitions traditionnelles crée une montre qui est à la fois démonstrative et raffinée, destinée à un amateur attentif à la mécanique visible et à la qualité d’exécution, sans concessions sur l’ergonomie et la lisibilité.
Tarifs, disponibilité et implications pour le marché horloger
Les deux éditions limitées de la DSTB Stop-Seconds sont proposées à des tarifs qui reflètent la complexité mécanique et la rareté. La version en or rouge est annoncée à 46 000 CHF, soit environ 49 700 € au taux du 28 octobre 2026, la version en platine à 56 800 CHF, soit environ 61 300 €. Ces niveaux tarifaires positionnent la montre sur un segment résolument haut de gamme.
Avec 18 exemplaires par version, la distribution reste forcément confidentielle et passe par le réseau de détaillants agréés de la marque. À ce niveau de rareté, la disponibilité réelle dépend surtout des marchés sur lesquels Arnold & Son choisit d’allouer les pièces.
Ajouter un arrêt de la seconde à une seconde morte visible resserre le discours chronométrique d’Arnold & Son. La marque tient là deux fonctions qui parlent du même sujet, la maîtrise de la seconde : l’une la découpe en sauts nets, l’autre la fige le temps du réglage.
Pour les acheteurs potentiels, les chiffres techniques, les finitions et la limitation forment un ensemble d’éléments à évaluer selon les priorités : mécanique visible, exclusivité, matériaux nobles et savoir-faire manufacture. Ces paramètres expliquent le positionnement tarifaire communiqué et la place de la DSTB Stop-Seconds dans la collection chronométrie de la maison.
La présentation en octobre 2026 marque une étape supplémentaire dans la trajectoire d’Arnold & Son, en consolidant son image auprès d’un public amateur de complications historiques revisitées. La DSTB Stop-Seconds illustre la capacité de la manufacture à traduire un héritage technique en objets contemporains codifiés et limités.
Sources
