Holthinrichs célèbre 10 ans en lançant les LAB Series 1.S et 1.GMT, deux montres en titane 3D de 38,5 mm aux cadrans cuivre patiné qui définissent l’Horlogerie Brut

Holthinrichs célèbre 10 ans en lançant les LAB Series 1.S et 1.GMT, deux montres en titane 3D de 38,5 mm aux cadrans cuivre patiné qui définissent l’Horlogerie Brut

Holthinrichs marque ses 10 ans avec deux nouveautés, les LAB Series 1. S et 1. GMT, logées dans un boîtier de 38,5 mm en titane imprimé en 3D et dotées de cadrans à patine cuivre-oxydée revendiquant l’esthétique Horlogerie Brut.

La maison néerlandaise fondée par Michiel Holthinrichs s’est fait connaître dans l’horlogerie indépendante par une approche industrielle assumée, centrée sur l’impression 3D métal et sur des formes de boîtes difficiles à obtenir par usinage traditionnel. Pour cet anniversaire, la marque ne change pas de cap, elle consolide ses codes, avec une déclinaison petite seconde et une version GMT. Les informations communiquées mettent surtout l’accent sur la construction du boîtier, ses cornes très fines et le travail de texture et de couleur des cadrans.

Holthinrichs mise sur un boîtier titane 38,5 mm imprimé 3D

Les deux montres partagent le même boîtier LAB Series, annoncé à 38,5 mm de diamètre et réalisé en titane via impression 3D. La marque insiste sur une construction pensée autour de cornes particulièrement fines et fluides, rendues possibles par la fabrication additive. Dans les éléments disponibles, c’est un point central, le dessin du boîtier sert de vitrine technique, au même titre que la finition, décrite comme un mélange de surfaces microbillées et brossées selon certaines présentations.

Sur le plan industriel, l’impression 3D métal est souvent associée à une texture plus granuleuse que des pièces usinées, avec des micro-reliefs liés au procédé. Holthinrichs revendique ce caractère, en cohérence avec son vocabulaire brut et l’idée que la matière et le process doivent rester lisibles. Pour le public, l’enjeu se situe dans la perception au poignet, une montre légère et moderne, mais dont la surface peut afficher une signature visuelle moins lisse que celle d’un boîtier classique.

Ce boîtier sert aussi de cadre à une identité de marque très reconnaissable, des volumes organiques, des cornes qui semblent étirées, et une recherche de finesse structurelle. Dans ce segment de l’horlogerie indépendante, la différenciation passe souvent par la boîte plus encore que par le mouvement, car les petites séries limitent les possibilités d’industrialisation. Holthinrichs transforme cette contrainte en proposition, faire du contenant un manifeste de design et de méthode.

Les sources accessibles ne donnent pas de données chiffrées sur l’épaisseur, l’étanchéité ou la réserve de marche. La marque communique en priorité sur l’architecture du boîtier et sur l’expressivité des finitions. Pour le lecteur, cela signifie qu’une part importante de l’évaluation se fera sur la prise en main, la perception des arêtes, la régularité des brossages et la cohérence d’ensemble entre la boîte et un cadran volontairement texturé.

Caractéristiques techniques confirmées

CaractéristiqueDonnée
Boîtier38,5 mm, titane imprimé en 3D

Les cadrans patinés cuivre oxyde prolongent l’idée Horlogerie Brut

Holthinrichs place le cadran au cur de cette série anniversaire avec une patine présentée comme une patine cuivre de type oxyde, commune aux deux références. La marque parle d’une patine expressive, dans la continuité de son approche Horlogerie Brut, où textures, finitions et couleurs sont censées découler des procédés et des propriétés des matériaux. Le résultat annoncé vise un rendu vivant, moins uniforme qu’un cadran laqué ou soleillé conventionnel.

La version LAB Series 1. S met en avant le retour d’une architecture à petite seconde, avec un motif de type sunburst rayonnant depuis ce sous-cadran. Les index sont décrits comme des marqueurs d’heures en titane, en porte-à-faux, ce qui suggère une construction en relief et une lecture plus sculptée. Le vocabulaire employé insiste sur la tridimensionnalité, logique pour une marque qui fonde son identité sur la fabrication additive.

La variante LAB Series 1. GMT pousse plus loin la complexité graphique, avec une carte du monde azimutale et une échelle 24 heures dédiée au second fuseau. Les chiffres sont annoncés comme d’inspiration Breguet, et les index en titane sont donnés comme remplis de luminova. Sur le papier, l’ensemble vise à combiner une fonction utile, le GMT, avec une composition très chargée visuellement, ce qui peut séduire les amateurs de cadrans narratifs mais aussi diviser ceux qui privilégient la sobriété.

Ce choix esthétique s’inscrit dans une tendance plus large de l’horlogerie indépendante, où l’objet se distingue par un langage visuel immédiatement identifiable. La patine, la carte du monde, la petite seconde et les marqueurs en relief créent un ensemble qui se regarde autant qu’il se lit. Dans ce contexte, la question n’est pas seulement la lisibilité en toutes conditions, mais la capacité à assumer une signature forte, au risque de limiter l’audience à un cercle d’amateurs sensibles à ce type de proposition.

Deux références anniversaire, entre vitrine technique et offre de niche

Présentées comme des pièces liées aux 10 ans de la marque, les LAB Series 1. S et 1. GMT s’inscrivent dans une logique de célébration, mais aussi de clarification de gamme. En choisissant deux montres proches par la boîte et la matière, Holthinrichs met l’accent sur une plateforme commune, et laisse le cadran et la fonction, petite seconde ou GMT, faire la différence. C’est une approche lisible pour un public qui découvre la marque, et cohérente pour un fabricant de petite taille.

Le positionnement reste typique de l’horlogerie indépendante contemporaine, une production à faible volume, un récit de fabrication, et une recherche formelle qui s’éloigne des standards des grands groupes. La promesse repose sur la singularité, l’impression 3D en titane comme élément différenciant, et une esthétique assumée. Pour l’acheteur, l’arbitrage se fait souvent sur des critères concrets, confort, finitions, service, disponibilité, et sur un critère plus subjectif, la sensation de porter une pièce que l’on ne confondra pas.

Les informations disponibles dans les sources fournies ne précisent pas le prix en euros, ni le calibre, ni la réserve de marche, ni l’étanchéité. Cette absence de données limite l’analyse comparative face à d’autres indépendants proposant des GMT ou des petites secondes dans des dimensions proches. Dans l’attente de détails plus complets, le dossier se lit surtout comme une présentation de design et de méthode de fabrication, centrée sur la boîte et le cadran.

Le lancement intervient à un moment où l’impression 3D gagne en visibilité dans l’horlogerie, avec des approches très différentes selon les marques, certaines cherchant la disparition des traces du procédé, d’autres les revendiquant. Holthinrichs se situe clairement dans la seconde catégorie, en valorisant le caractère manufacturé, la texture et la patine comme marqueurs identitaires, ce qui place ces deux références dans une niche, mais une niche cohérente avec dix années de discours et de pratique.

Source :

  • Holthinrichs

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