Peacock prépare 2026 avec la HAIYI Tourbillon Diver, une plongeuse chinoise qui associe un tourbillon visible à 6 h et une approche pensée pour un port quotidien. Les premiers essais saluent une exécution soignée, avec un seul reproche récurrent, une lunette céramique jugée un peu ferme à la rotation.
Peacock HAIYI 2026 mise sur un tourbillon maison à 6 heures
La HAIYI s’inscrit dans l’ADN de Peacock, marque connue pour produire des mouvements mécaniques intégrant un tourbillon. Sur cette plongeuse, l’organe est placé à 6 h, mis en scène comme un élément de design autant que de régulation, avec une animation permanente au poignet. Le positionnement vise un public qui veut voir la mécanique travailler, sans basculer dans la montre de cérémonie difficile à porter au quotidien.
Les descriptions disponibles évoquent un tourbillon ultra-fin et free-sprung intégré à un calibre interne, un vocabulaire généralement associé à un réglage plus stable, car l’oscillateur n’est pas dépendant d’un raquet. Pour l’utilisateur, la promesse reste concrète, une montre qui conserve son caractère spectaculaire sans imposer un gabarit démesuré. L’implantation à 6 h libère aussi de l’espace pour une lecture plus classique de l’heure, un point important sur une plongeuse.
Le boîtier annoncé à 40 mm va dans le même sens. Plusieurs marques de plongée montent aujourd’hui à 42 ou 44 mm pour maximiser la présence, mais Peacock semble privilégier un équilibre pour usage quotidien, selon la présentation de l’édition limitée. Ce choix peut faciliter l’adoption sur des poignets variés, notamment en Europe, où la demande pour des diamètres contenus progresse depuis quelques années, y compris sur des montres sport.
Les premiers tests pointent une lunette céramique ferme, sans défaut majeur
Les retours hands-on publiés sur le web décrivent une montre globalement très aboutie, avec un commentaire qui revient, la lunette céramique tournerait de façon un peu rigide. Sur une plongeuse, la lunette est un organe d’usage, elle sert à mesurer un temps écoulé. Une rotation trop ferme peut rassurer sur la sécurité contre les déplacements involontaires, mais elle peut aussi gêner quand on veut régler rapidement un repère, surtout avec des gants ou des doigts mouillés.
À côté de ce point, les mêmes essais affirment n’avoir relevé aucun défaut notable sur l’exemplaire manipulé, ce qui place la HAIYI dans une zone intéressante, celle des montres chinoises qui cherchent à rivaliser sur l’exécution, pas uniquement sur le prix. Des vidéos d’unboxing et de tests, centrées sur des plongeuses tourbillon de la marque, insistent aussi sur l’étonnement de trouver ce type de complication dans une montre sport, un segment où la priorité est souvent la robustesse et la lisibilité.
Cette recherche d’équilibre entre spectacle mécanique et usage réel reste le sujet central. Un tourbillon, par nature, ajoute des pièces, de la finesse d’assemblage et des coûts de service potentiels. Dans une plongeuse, il faut aussi gérer l’idée de résistance aux chocs et aux variations d’usage. Peacock répond en misant sur une architecture pensée pour être portable tous les jours, plutôt que sur une montre d’extrême, un positionnement qui limite les promesses marketing et rend la proposition plus crédible.
Un prix autour de 2 600 € pour un tourbillon plongeur, un signal sur le marché
Le prix cité dans des contenus vidéo pour une plongeuse tourbillon Peacock est de 2 800 $, soit environ 2 600 € au taux actuel, ce qui donne un ordre de grandeur pour situer la HAIYI dans le paysage. À ce niveau, la marque s’attaque à une clientèle curieuse des complications, mais qui refuse les tarifs à cinq chiffres des maisons suisses. La stratégie consiste à rendre accessible un mécanisme longtemps réservé à une élite, tout en soignant la présentation et la finition perçue.
Ce positionnement s’appuie aussi sur l’image de sérieux que Peacock tente de construire au-delà des fiches techniques. Sur Trustpilot, des avis mettent en avant une qualité jugée impressionnante et un rendu très beau, des éléments qui comptent dans un achat à plusieurs milliers d’euros, surtout pour une marque moins installée en Europe. Reste la question du réseau, du service et de la revente, points sensibles pour des marques émergentes, même quand le produit convainc à l’essai.
Pour 2026, la HAIYI apparaît comme un test grandeur nature, celui d’une plongeuse à complication qui veut sortir du simple objet démonstratif. Si la montre tient ses promesses de port quotidien, et si la rigidité de lunette se confirme comme un détail plus qu’un défaut, Peacock pourrait consolider sa place dans un segment en croissance, celui des montres mécaniques hautes complications proposées à un prix encore compatible avec un achat passion plutôt qu’un investissement.
Sources
- Peacock HAIYI Tourbillon Diver Watch Review: Artistry & Horology Underwater
- A Hands-On Review of the Peacock HAIYI Tourbillon Diver
- Peacock HAIYI Tourbillon Watch Diver [Limited Edition]
- Unboxing & Review: Peacock Ocean Wing Tourbillon – YouTube
- Peacock Watches Reviews 32 – Trustpilot
- Peacock Ocean Wing Diver Watch Review – YouTube
