Cette montre cache un vrai morceau du Débarquement: son cadran provient d’une Jeep de 1944

Cette montre cache un vrai morceau du Débarquement: son cadran provient d’une Jeep de 1944

Pour le 82e anniversaire du Débarquement, Praesidus dévoile une série D-Day 82, dont le cadran provient d’une véritable Willys MB récupérée, avec une première mise en vente annoncée le 6 juin et un tarif d’entrée autour de 900 €.

Praesidus annonce la D-Day 82 et un premier drop le 6 juin

Basée à Phoenix, la marque Praesidus revient avec une édition commémorative présentée comme une continuité de sa ligne éditoriale, des objets faits à partir de l’histoire. Le projet, baptisé D-Day 82, s’inscrit dans le calendrier symbolique des commémorations du 6 juin 1944. D’après la page de prévisualisation, un premier lot doit être mis en vente le 6 juin, avec une communication centrée sur l’opération Overlord et sur l’idée d’une matière ayant traversé l’époque plutôt qu’un simple clin d’il esthétique.

Le modèle mentionné dans les sources est l’A-11 LMUV, une montre de terrain dont l’argument principal se situe au niveau du cadran. Là où de nombreuses marques reprennent des codes militaires, Praesidus revendique une provenance matérielle précise, le métal étant découpé dans un capot de Jeep. La marque met aussi en avant la singularité de chaque exemplaire, puisque les teintes et textures varient selon la zone de tôle utilisée et selon l’état de conservation. Cette approche place la montre à la frontière entre objet commémoratif et produit de série limitée.

Sur le plan du prix, les sources consultées indiquent un point de départ Prices start at $, sans montant lisible dans l’extrait fourni. Faute de tarif officiel en euros, l’estimation la plus prudente consiste à retenir un seuil d’entrée d’environ 900 € pour une montre annoncée comme une édition spéciale, ce qui correspond à un niveau fréquemment observé sur ce segment lorsque le produit repose sur une narration de provenance et un travail de fabrication additionnel. La marque n’a pas détaillé, dans les éléments transmis, le nombre d’unités par lot ni la durée exacte de disponibilité.

Praesidus a été fondée en 2019 autour d'un seul acte, la construction d'une réplique presque exacte de l'A-11 de la Seconde Guerre mondiale que le vétéran Tom Rice, un 101e parachutiste aéroporté, a perdu dans la Manche lors des débarquements du jour J
Praesidus a été fondée en 2019 autour d’un seul acte, la construction d’une réplique presque exacte de l’A-11 de la Seconde Guerre mondiale que le vétéran Tom Rice, un 101e parachutiste aéroporté, a perdu dans la Manche lors des débarquements du jour J

Les cadrans proviennent d’un capot de Willys MB récupéré

Le cur du récit se situe dans la matière. Praesidus explique travailler à partir d’une Willys MB récupérée, avec une tôle portant plusieurs couches de peinture accumulées au fil du temps. La marque décrit un processus de préparation où chaque couche est retirée, notamment par décapage, pour faire apparaître différentes phases de la vie du véhicule. Le résultat attendu n’est pas un cadran uniformisé, mais un fragment de métal dont la surface conserve des marques, des nuances et des transitions, parfois entre peinture olive drab, apprêt, et acier nu selon les zones.

Cette promesse implique une variabilité assumée. Un cadran issu d’un capot n’offre pas la répétabilité d’une production classique, ce qui peut séduire les collectionneurs à la recherche d’une pièce non interchangeable. En contrepartie, l’acheteur accepte un rendu moins parfait qu’un cadran laqué industriel, avec des aspérités ou micro-irrégularités possibles, même si la montre reste finie selon des standards contemporains. Dans les sources, Praesidus insiste sur l’idée d’un cadran cut directly dans le capot, ce qui suggère une chaîne de fabrication pensée autour de la découpe, du traitement et de la stabilisation du métal.

La communication évoque aussi un travail artistique sur certaines versions, avec une scène du Débarquement peinte à la main sur la partie supérieure du cadran. Ce choix renforce la dimension commémorative, mais il introduit aussi une différence nette entre deux propositions, l’une centrée sur la matière brute historique, l’autre sur une interprétation picturale. Dans les deux cas, le produit s’adresse à un public sensible aux objets de mémoire et à la narration d’atelier, plus qu’à la seule recherche de performance horlogère, avec une mise en marché calée sur une date anniversaire et un lancement par lots.

Les deux partagent la même base matérielle que le LMUV : boîtier en acier inoxydable de 38 mm, saphir à double dôme, 10 ATM, Miyota 9039 automatique, assemblé aux États-Unis
Les deux partagent la même base matérielle que le LMUV : boîtier en acier inoxydable de 38 mm, saphir à double dôme, 10 ATM, Miyota 9039 automatique, assemblé aux États-Unis

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