Breitling fait entrer la Navitimer Cosmonaute et son cadran gradué sur 24 heures dans sa collection permanente, aux côtés d’une Navitimer B09 à remontage manuel. Les deux chronographes en acier de 41 mm, annoncés le 22 octobre 2026, ne sont pas des éditions limitées : ils sont affichés à 10 000 et 7 450 euros. La Cosmonaute reprend le cadran que Scott Carpenter avait emporté en orbite en 1962.
Les deux nouveautés portent les références AB0230211B1X1 pour la Navitimer B02 Chronograph 41 Cosmonaute et AB0950211B1X1 pour la Navitimer B09 Chronograph 41. Elles partagent le même boîtier de 41 mm pour 13 mm d’épaisseur, étanche à 30 mètres, et se commandent au choix sur bracelet en cuir à boucle déployante ou sur bracelet acier à sept rangées.
Breitling confirme l’entrée de la Navitimer Cosmonaute le 22 octobre 2026
L’annonce du 22 octobre 2026 marque une décision stratégique pour Breitling, qui transforme une réédition commémorative en modèle pérenne. La mention explicite que ce ne sont pas des éditions limitées modifie la rareté perçue et la disponibilité en boutique et en réseau agréé. Les références concernées, AB0230211B1X1 et AB0950211B1X1, sont désormais cataloguées pour distribution continue.
Le vol de Scott Carpenter reste le point d’ancrage de cette ligne. Le 24 mai 1962, l’astronaute américain embarque à bord de la capsule Aurora 7 pour la mission Mercury-Atlas 7 et boucle trois orbites autour de la Terre. Il porte une Navitimer modifiée à sa demande, dont le cadran gradué sur 24 heures permet de distinguer le matin du soir alors que le lever et le coucher du soleil se succèdent toutes les quarante-cinq minutes environ. Ce jour-là, la Cosmonaute devient la première montre-bracelet suisse portée dans l’espace.
Jusqu’ici, Breitling réservait ses calibres à remontage manuel à des séries limitées, comme la Navitimer hommage à Miles Davis, le reste de la collection reposant sur le calibre automatique B01. En installant le B09 et le B02 au catalogue permanent, la marque rouvre une porte restée fermée pendant des années aux amateurs de chronographes qu’il faut remonter chaque matin.
Le calibre B02 est un chronographe à roue à colonnes et embrayage vertical, doté de compteurs de 30 minutes et de 12 heures et d’une lecture au quart de seconde. C’est lui qui porte l’affichage 24 heures de la Cosmonaute : l’aiguille des heures accomplit un tour complet par jour, et non deux comme sur une montre ordinaire. Le remontage manuel, retenu pour les deux nouveautés, supprime la masse oscillante et dégage la vue sur le mouvement à travers le fond.
Boîtier en acier de 41 mm, 13 mm d’épaisseur et 30 mètres d’étanchéité
Les deux modèles partagent un boîtier en acier de 41 mm et une épaisseur de 13 mm, dimensions visant un équilibre entre présence au poignet et portabilité quotidienne. L’étanchéité est annoncée à 30 mètres, ce qui correspond à un usage résistant aux éclaboussures mais non adapté à la natation. Ces mesures influeront sur le positionnement utilitaire et esthétique des montres.
La largeur de 41 mm, largement demandée sur le marché contemporain, répond à la tendance des montres sport-chic. L’épaisseur de 13 mm reflète la présence mécanique des calibres à remontage manuel tout en restant compatible avec les chemises et les poignets serrés. L’étanchéité à 30 mètres rappelle le respect des codes traditionnels de la Navitimer, tournée vers l’aviation plutôt que la plongée.
La construction du boîtier inclut une lunette tournante intégrée à la règle à calcul circulaire, fonctionnalité historique de la Navitimer. Le choix de l’acier garantit durabilité et facilité d’entretien pour un usage professionnel ou quotidien. La finition polie et brossée, reprise par la marque, conserve l’apparence iconique des Navitimer contemporaines.
Ces caractéristiques physiques sont accompagnées d’options de bracelet qui modulent l’apparence générale : le bracelet en cuir brun ou le bracelet acier à sept rangées proposent deux tempéraments distincts pour le même boîtier. Les dimensions annoncées orientent aussi les attentes en termes de poids et d’ergonomie au poignet.
Calibres manuels B02 et B09 : 273 et 244 composants, 28 800 alternances par heure
Breitling installe deux calibres à remontage manuel dans cette gamme : le calibre B02 pour la Navitimer B02 Chronograph 41 Cosmonaute et le calibre B09 pour la Navitimer B09 Chronograph 41. Le B02 compte 273 composants, le B09 en compte 244 composants, chiffres qui soulignent la complexité mécanique de chaque mouvement.
Les deux mouvements sont indiqués avec une fréquence de 28 800 alternances par heure et une réserve de marche d’environ 70 heures. Cette combinaison de fréquence et d’autonomie répond aux attentes contemporaines en matière de régularité et d’usage prolongé sans remontage quotidien. Les calibres sont certifiés COSC, assurant une précision chronométrique reconnue.
Les deux calibres partagent la même base à roue à colonnes et embrayage vertical, mais leur affichage diffère. Le B02 loge la date dans le compteur inférieur, à 6 heures, dans la teinte du cadran, afin de préserver la symétrie de la lecture. Le B09, lui, se passe de guichet de date : cette simplification participe à contenir l’épaisseur du boîtier à 13 mm malgré un chronographe intégré.
La mécanique à remontage manuel implique une interaction régulière de l’utilisateur avec la montre, un aspect souvent apprécié par les amateurs de montres à complications. La certification COSC ajoute une garantie de performances et facilite la communication technique destinée aux détaillants et aux clients exigeants.
Cadran 24 heures : la date dans le compteur à 6 heures, en noir ou en bleu
La Cosmonaute conserve l’affichage 24 heures qui la rattache à son histoire spatiale. L’affichage particulier nécessite une lecture différente des heures sur 24 indices, fonctionnalité utile en navigation ou pour les usages professionnels. La présence de la date est intégrée dans le compteur à 6 heures, ce qui préserve la symétrie du cadran.
Les variantes de cadran proposées incluent des cadrans noir ou bleu avec compteurs blancs, une configuration qui améliore la lisibilité et rappelle l’esthétique des instruments aéronautiques. Ce contraste blanc sur fond sombre facilite la lecture des fonctions chronographiques et de la règle à calcul.
La règle à calcul circulaire demeure un élément central de la Navitimer, permettant des calculs de vitesse, de distance et de consommation, fonctionnalité historique conservée pour son identité technique. L’intégration du 24 heures avec la règle impose un agencement propre et lisible, respecté par Breitling dans cette nouvelle offre.
Le dessin du cadran reste fidèle aux repères de la maison : chiffres appliqués, aiguilles bâton et trois compteurs argentés qui tranchent sur le fond sombre. Sur la Cosmonaute, la graduation court de 1 à 24 au lieu de 1 à 12, ce qui impose une lecture à laquelle l’œil doit se réhabituer avant de devenir naturelle. Sur la B09, l’échelle revient aux douze heures habituelles et le cadran gagne en lisibilité immédiate.
Design, règle à calcul et logo Twin Jet doré, bracelets cuir brun ou acier à sept rangées
Le design conserve la signature Navitimer avec une règle à calcul circulaire fonctionnelle et une lunette cannelée. Le logo Twin Jet doré est positionné en haut du cadran, élément de reconnaissance historique associé à la gamme. Les finitions combinent surfaces polies et brossées afin de renforcer l’apparence professionnelle de la montre.
Les options de bracelet comprennent un bracelet en cuir de veau brun équipé d’une boucle déployante ou un bracelet acier à sept rangées, choix qui influence immédiatement le style et le confort. Le bracelet acier à sept rangées rappelle les bracelets vintage tout en offrant une construction contemporaine pour l’ergonomie au poignet.
Le positionnement stylistique vise autant le collectionneur que le professionnel : une montre de pilote moderne avec des références visuelles historiques. La présence du Twin Jet doré sur le cadran appuie la filiation avec l’aviation et le patrimoine de la Navitimer, renforçant l’argument commercial pour la collection permanente.
Le bracelet en cuir mesure 22 mm à l’attache et se resserre à 18 mm à la boucle, une déployante en acier qui épargne le cuir à l’usage. Le bracelet métal à sept rangées, plus lourd, modifie nettement l’équilibre de la montre au poignet et se facture plus cher que le cuir dans les deux cas.
Prix : 10 000 euros pour la Cosmonaute, 7 450 euros pour la B09
La marque annonce un tarif public conseillé de 10 000 euros pour la Navitimer B02 Chronograph 41 Cosmonaute et de 7 450 euros pour la Navitimer B09 Chronograph 41. Ces prix positionnent les deux références sur un segment haut de gamme accessible aux amateurs éclairés et aux professionnels recherchant une mécanique manuelle certifiée.
L’écart de prix entre les deux montres tient à la complexité des mouvements (273 composants pour le B02, 244 pour le B09) et à l’affichage 24 heures, plus délicat à mettre au point. Les deux calibres portent la certification COSC, une exigence que Breitling applique à l’ensemble de sa production mécanique depuis des années, et que la marque met en avant comme un socle plutôt que comme un argument exceptionnel.
La Navitimer est née en 1952, dessinée pour les pilotes de l’Aircraft Owners and Pilots Association, avec cette règle à calcul circulaire qui permettait de convertir des milles nautiques, d’estimer une consommation de carburant ou une vitesse ascensionnelle sans quitter le poignet des yeux. Soixante-dix ans plus tard, elle reste le trait le plus reconnaissable de la collection, et la Cosmonaute en est la variante la plus singulière.
La présence durable de ces références dans le catalogue de Breitling modifie l’approche des collectionneurs quant à la conservation et à la revente potentielle. L’accessibilité continue permet une diffusion plus large, tout en conservant la valeur historique portée par la Cosmonaute et sa relation avec le vol Mercury-Atlas 7.
Sources
