Christopher Ward fête les quinze ans de son module maison avec la C1 Jump Hour XV, une réinterprétation de la C9 Harrison Jumping Hour de 2011. La montre reprend le principe de l’heure sautante du module JJ01, désormais logé dans un boîtier de 39 mm, et sort en édition limitée à 300 exemplaires.
La marque britannique propose la montre en deux versions : sur cuir italien à 2 350 €, ou sur bracelet acier Consort à 2 540 €. Les deux sont en précommande sur le site officiel, avec une livraison annoncée pour la mi-décembre 2026.
Christopher Ward relance le module JJ01 pour ses 15 ans
La réinterprétation pour les 15 ans de la C9 Harrison Jumping Hour de 2011 met en avant l’histoire du module JJ01. Le module est la première complication maison, pensée initialement pour la C9 Harrison Jumping Hour, et son retour confirme l’importance de cette famille dans la trajectoire technique de la marque.
Le module a été conçu par l’horloger Johannes Jahnke, originaire de Dresde, au cœur de la région horlogère de Saxe. Il est à l’origine des calibres JJ, une famille de mouvements maison à complications modulaires qui équipe certaines des montres les plus ambitieuses de la marque.
Le JJ01 répond à un défaut courant des heures sautantes : sur beaucoup de modèles, le disque ne saute pas exactement quand l’aiguille passe l’heure, et l’énergie nécessaire au saut perturbe la marche. Ici, le module accumule l’énergie régulièrement pendant toute l’heure puis la libère d’un coup.
Cette mise en avant historique rappelle la place du module dans l’ADN du producteur. La présentation de la C1 Jump Hour XV Limited Edition s’appuie sur une lecture chronologique des réalisations techniques, en reliant la première itération de 2011 à la production actuelle et à la volonté de proposer une complication accessible.
C1 Jump Hour XV limitée à 300 exemplaires et tarifs
La série est annoncée comme une édition limitée à 300 exemplaires, un chiffre volontairement contenu pour souligner le caractère commémoratif du modèle. Cette limitation cible les collectionneurs sensibles aux productions numérotées et au lien historique avec la première Jumping Hour de la marque.
Sur le site officiel, la version sur cuir italien est affichée à 2 350 € et la version sur bracelet acier Consort à 2 540 €. À titre de repère, la C1 Jump Hour Mk V de la collection courante est proposée à 3 115 € sur bracelet Consort.
Les 300 pièces sont proposées en précommande, avec une livraison annoncée pour la mi-décembre 2026. Les acheteurs choisissent entre cuir et acier, deux versions qui partagent le même mouvement et le même cadran.
Ce positionnement tarifaire replace la montre dans la catégorie des pièces mécaniques accessibles mais techniquement ambitieuses. La présence d’un module maison contribue à la valeur perçue, tout en maintenant un rapport qualité-prix étudié pour un public amateur de complications mécaniques.
Architecture du boîtier Light-catcher 39 mm, épaisseur 13,10 mm
Le boîtier reprend la signature visuelle dite Light-catcher, proposée ici en acier marin brossé et poli, avec un diamètre de 39 mm. La conception mise sur un poli soigné des biseaux et une finition brossée soleil sur l’encadrement, pour capter la lumière et structurer le reflet.
L’épaisseur annoncée est de 13,10 mm, mesurée avec le verre saphir bombé type box antireflet. L’entre-cornes est de 47,3 mm, une proportion qui garde la montre compacte au porté tout en offrant une présence réelle sur le poignet masculin contemporain.
Le boîtier pèse 66 grammes sans bracelet, et 139 grammes sur bracelet acier. Le fond plein estampé reprend la forme du guichet des heures et une division du temps en cercles : 12 heures sur le bord, 60 minutes à l’intérieur.
L’assemblage soigné du boîtier met en regard surfaces brossées et arêtes polies. L’encadrement en acier brossé soleil aux biseaux polis participe à la lecture du cadran, en créant une profondeur visuelle et une transition maîtrisée entre cadran et boîtier.
La protection optique repose sur un verre saphir bombé de type box, traité antireflet. L’étanchéité est calibrée à 30 mètres, suffisante pour une montre habillée, ce qui oriente l’usage vers un port quotidien maîtrisé plutôt que des activités nautiques intensives.
Mouvement Sellita SW200-1 avec module JJ01 : caractéristiques techniques
La montre associe un mouvement de base Sellita SW200-1 automatique au module JJ01 qui assure la fonction saut d’heure. La combinaison exploite la robustesse d’un calibre éprouvé et la complication maison placée au-dessus du mouvement standard.
Le module JJ01 se place au-dessus du mouvement de base. Son système d’accumulation et de libération d’énergie déclenche le saut du disque des heures au moment précis où l’aiguille des minutes passe l’heure, sans prélever brutalement l’énergie dans les dernières minutes.
Les données du mouvement indiquent 28 rubis, une fréquence de 28 800 alternances par heure soit 4 hertz, et une réserve de marche annoncée entre 38 à 41 heures. La tolérance de marche est spécifiée de -5 à +12 secondes par jour, conforme aux standards d’une montre mécanique commercialisée à ce niveau.
Le mouvement reçoit une finition colimaçon de niveau Elaboré. Le fond étant plein, cette décoration n’est pas visible de l’extérieur. Depuis 2011, le JJ01 a été amélioré par Johannes Jahnke puis par Frank Stelzer : Christopher Ward le présente aujourd’hui comme plus précis et plus fiable que jamais.
La combinaison Sellita + JJ01 illustre une approche pragmatique : utiliser un calibre largement documenté, puis lui adjoindre une complication maison pensée pour rester accessible. Ce choix technique explique la maîtrise des coûts et la reproductibilité de l’opération.
Cadran argenté guilloché toile d’araignée et guichet heures à 12
Le cadran est décrit comme un cadran argenté rhodié guilloché estampé en toile d’araignée en spirale, sans plaque de nom au centre. La décoration guillochée en spirale participe à l’identité visuelle, concentrant l’œil vers le guichet des heures situé à 12 heures.
Le guichet des heures à 12 heures avec disque blanc et chiffres romains noirs adopte une nouvelle typographie Art déco. Le disque horaire contraste avec le cadran rhodié pour assurer la lisibilité lors du saut d’heure, fonction primordiale de la complication mécanique.
L’aiguille des minutes, en PVD bleu brossée aux facettes polies diamant, apporte une touche de couleur et de sophistication. Le rendu brossé, associé à des facettes polies, joue avec la lumière et facilite la lecture des minutes sans nuire à la clarté du guichet horaire.
L’absence de plaque de nom au centre indique un parti pris esthétique : privilégier le motif guilloché et la lisibilité du guichet. Ce choix crée un cadran épuré qui met en valeur le disque des heures et la mécanique sous-jacente.
Bracelet acier marin Consort, fermoir gravé et options cuir
La version sur bracelet acier Consort, à 2 540 €, reprend les finitions brossées et polies du boîtier Light-catcher, pour une montre entièrement en acier.
Les versions sur cuir italien, à 2 350 €, offrent une alternative plus légère et plus classique, avec le même calibre et le même module.
Le bracelet en acier marin est doté d’un fermoir gravé à réglage fin et d’un système de changement rapide, pratique pour passer d’un bracelet à l’autre.
Sources
