Angelus ose une montre que l’on ne voit plus aujourd’hui : un chronographe monopoussoir de 39 mm pensé comme un vrai instrument

Angelus ose une montre que l’on ne voit plus aujourd’hui : un chronographe monopoussoir de 39 mm pensé comme un vrai instrument

Angelus présente l’Instrument de Mesures, un chronographe monopoussoir de 39 mm décliné en deux séries limitées de 25 pièces, dont la particularité est d’afficher trois échelles historiques, tachymètre, télémètre et pulsomètre, sur un tracé en spirale.

La nouveauté s’inscrit dans l’histoire heurtée d’Angelus, marque suisse connue pour ses chronographes à calendrier parmi les premiers du genre et pour ses mouvements huit jours utilisés sur des Panerai vintage. Après l’arrêt lié à la crise du quartz, la relance amorcée en 2011 sous l’égide de La Joux-Perret a progressivement réinstallé le nom dans le paysage. Depuis, la stratégie consiste à alterner propositions contemporaines et références patrimoniales, avec une exécution très soignée sur des volumes réduits.

Angelus réunit trois échelles chronographes sur un cadran en spirale

Le principe de l’Instrument de Mesures repose sur la lisibilité de trois outils de mesure, habituellement séparés ou relégués à une lunette, dans une seule lecture continue. Angelus concentre tachymètre, télémètre et pulsomètre sur un affichage en spirale, ce qui permet d’exploiter la surface utile du cadran sans multiplier les complications. Dans l’usage, le tachymètre sert à estimer une vitesse sur une distance connue, le télémètre à déduire une distance à partir d’un événement visible et audible, le pulsomètre à calculer une fréquence cardiaque sur un nombre de pulsations défini.

Ce choix d’ergonomie vise un public qui apprécie le chronographe comme instrument, pas seulement comme signature esthétique. La spirale apporte une hiérarchie visuelle plus progressive que des anneaux concentriques serrés, souvent moins lisibles sur des diamètres contenus. Plusieurs observateurs notent aussi un cadran jaune très présent sur certaines déclinaisons évoquées dans la presse spécialisée, un parti pris qui renvoie aux codes des instruments de bord et aux montres de course. Le format 39 mm, associé à une épaisseur annoncée autour de 9,27 mm selon des fiches publiées, place la pièce dans une catégorie portable, loin des chronographes surdimensionnés.

Le boîtier en acier inoxydable mesure 39 mm de diamètre et 9,25 mm d'épaisseur ; il offre des dimensions compactes et un profil raffiné
Le boîtier en acier inoxydable mesure 39 mm de diamètre et 9,25 mm d’épaisseur ; il offre des dimensions compactes et un profil raffiné

Instrument de Vitesse: 39 mm, monopoussoir et 2 éditions de 25 pièces

Dans la communication récente, Angelus met aussi en avant l’appellation Instrument de Vitesse, présentée comme un hommage aux chronographes historiques et à l’âge d’or des courses chronométrées. La montre adopte une architecture de chronographe monopoussoir, avec démarrage, arrêt et remise à zéro via un seul poussoir, un clin d’il aux pièces de tradition. Les deux éditions limitées annoncées à 25 exemplaires chacune structurent l’offre autour de variations de cadran, souvent décrites avec des références automobiles comme Indianapolis Blue et Silverstone Grey dans certaines présentations.

Sur le plan mécanique, plusieurs sources mentionnent une variante du calibre A5000, à remontage manuel, avec roue à colonnes et embrayage horizontal, une combinaison appréciée des amateurs pour son caractère classique et pour la lecture de la cinématique. La démarche se veut cohérente avec une montre centrée sur la mesure, car un chronographe monopoussoir à roue à colonnes reste l’une des constructions les plus pédagogiques à observer. Les finitions et l’assemblage, eux, s’inscrivent dans les standards attendus sur ce segment, même si la marque communique surtout sur le dessin et la fonctionnalité.

Le mouvement combine une finition en or 3N avec des composants de chronographe traités au palladium, créant un contraste visuel et mettant en évidence le mécanisme du chronographe
Le mouvement combine une finition en or 3N avec des composants de chronographe traités au palladium, créant un contraste visuel et mettant en évidence le mécanisme du chronographe

La collection La Fabrique relance le patrimoine Angelus à très faible volume

Angelus rattache ces références à sa collection La Fabrique, pensée pour revisiter des codes vintage sans reproduire un modèle unique à l’identique. La logique est celle d’une évocation, avec une montre inspirée d’un Angelus qui n’a jamais existé selon des commentaires de spécialistes, ce qui laisse de la liberté sur les proportions, les couleurs et la mise en page des échelles. La marque avait déjà ouvert cette voie avec le Chronographe Médical développé avec Massena LAB, en ciblant un usage précis et un vocabulaire graphique d’époque.

Le point le plus concret pour le marché reste la rareté, avec un total de 50 pièces pour ces éditions. En l’absence de prix officiel en euros dans les sources fournies, l’attention se reporte sur la distribution, souvent très sélective, et sur la capacité d’Angelus à transformer un élément technique, les échelles chronographes, en signature visuelle immédiatement identifiable. Pour les collectionneurs, l’intérêt se joue dans cette combinaison, un format contenu, une mécanique traditionnelle et une exécution orientée instrument, qui tranche avec une partie de l’offre actuelle plus démonstrative.

Sources : ANGELUS

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