La Beauregard Ulysse Saint-Pétersbourg présente un cadran qui rapproche joaillerie et haute horlogerie. La pièce associe une structure en or rose 18 carats à une composition de pierres finement sculptées, révélées par une source lumineuse dissimulée sous la nacre. Le résultat promet une profondeur visuelle inhabituelle pour un garde-temps contemporain.
Ce garde-temps incarne la collaboration entre l’atelier de création de Beauregard et le maître-horloger Vianney Halter, mariage de lapidarie et de mécanique. Limité à un petit nombre d’exemplaires, il se positionne comme une pièce de collection, pensée pour être portée et examinée plutôt qu’admirée uniquement en photographie.
Beauregard présente l’Ulysse Saint-Pétersbourg en or rose 18 carats
La Maison dirigée par Alexandre Beauregard conçoit l’Ulysse Saint-Pétersbourg autour d’un boîtier poli en or rose 18 carats. Le diamètre annoncé de la montre est de 41mm, proportion qui cherche l’équilibre entre présence et portabilité au poignet. L’esthétique se réfère explicitement aux pièces de joaillerie impériales tout en conservant une identité contemporaine.
La construction du boîtier mise sur des finitions main et un choix de métal noble pour soutenir la complexité du cadran. Le soin apporté aux anglages et au polissage garantit une interaction maîtrisée entre la surface métallique et la lumière réfléchie par les pierres. L’ensemble vise un rendu sophistiqué sans sacrifier la lisibilité.
Sur le plan ergonomique, la taille 41mm permet d’intégrer des éléments techniques et décoratifs tout en restant compatible avec une majorité de poignets masculins et féminins. Les cornes et le système de fixation du bracelet répondent à des standards de haute horlogerie afin de garantir confort et maintien de la montre en usage quotidien.
Le positionnement prix reste communiqué sur demande, conforme aux pratiques des Maisons indépendantes. Les collectionneurs signalent que des pièces comparables en haute joaillerie horlogère se situent généralement dans une fourchette élevée, compte tenu des matériaux et du travail manuel impliqué.
Cadran en dentelle d’or et 85 pierres taillées main
Le cadran est décrit comme une véritable dentelle d’or de 0,3 mm d’épaisseur supportant 85 pierres taillées et sculptées individuellement. Chaque pierre est posée sur une fine couche de nacre qui sert de source lumineuse interne, provoquant un jeu d’ombres et de couleurs mobile selon l’angle et le mouvement du poignet.
Les 85 éléments gemmés créent une composition florale et dynamique, alternant tons translucides et couleurs vives. Le placement des gemmes suit une chorégraphie précise pour que la lumière traverse différemment chaque matériau, accentuant la perception de profondeur et le caractère vivant du cadran quand la montre bouge.
Technique et patience sont requises pour assembler un tel cadran. Les ateliers indiquent des heures de travail considérables pour tailler, polir et sertir chaque pierre sans compromettre l’harmonie de l’ensemble. Cet investissement artisanal explique la rareté et l’exclusivité du modèle.
Sur le plan comparatif, plusieurs montres de haute joaillerie ont utilisé des ajours métalliques et des pierres, mais l’approche lumineuse sous-nacre et le nombre élevé de pierres distinguent clairement la Ulysse Saint-Pétersbourg de ses contemporaines.
Mouvement Vianney Halter, 21 600 alternances et 56 heures
La Ulysse embarque un mouvement automatique développé en collaboration avec Vianney Halter, présenté comme un mécanisme de haute horlogerie avec remontage singulier. La fréquence annoncée est de 21 600 alternances par heure, gage d’un compromis entre confort d’amortissement et précision mécanique.
La réserve de marche est de 56 heures, permettant une autonomie supérieure à la journée et demie. Les bridges sont finis à la main, avec anglages bercés et décorations traditionnelles, ce qui confirme l’intention de fusionner artisanat esthétique et exigences techniques.
Le système de remontage qualifié de « mystérieux » par la Maison ajoute une signature mécanique discrète mais identifiable, renforçant l’attrait des collectionneurs pour les mouvements originaux. Les spécifications techniques et la finition placent la montre clairement dans le registre des pièces d’exception.
Sur le marché, la présence d’un calibre signé Vianney Halter augmente la valeur perçue. Les collectionneurs recherchent ce type d’association entre designer-joaillier et maître-horloger pour la singularité et la traçabilité des savoir-faire impliqués.
Lapidarie détaillée : cristal de roche, améthystes, opales de feu, topazes
La palette de pierres inclut du cristal de roche, des amethystes, des opales de feu, des topazes et des peridots, chacune sélectionnée pour sa clarté et sa capacité à interagir avec la nacre. La diversité chromatique crée des zones de contraste et des transitions subtiles sur le cadran.
Chaque gemme est taillée à la main pour optimiser la diffusion de la lumière vers la nacre sous-jacente. Le procédé exige de la précision en lapidarie, car la moindre variation de forme ou d’épaisseur peut modifier la façon dont la pierre révèle la lumière interne, et donc l’aspect global du cadran.
Des exemples concrets illustrent la minutie requise : une améthyste placée près d’une opale de feu donnera un halo différent selon l’angle, et un topaze translucide offrira un réservoire de lumière plus neutre. Ces combinaisons définissent l’animation optique unique de la pièce.
La démarche rappelle les grandes heures de la joaillerie impériale, tout en s’appuyant sur des techniques contemporaines de sertissage et de finition. La présence de gemmes rares renforce la valeur artistique et patrimoniale de la montre.
Production limitée, atelier de Montréal et disponibilité 2026
La série est limitée à 10 pièces, fabriquées entre les ateliers de Genève et l’atelier de Montreal dirigé par Alexandre Beauregard. Cette stratégie de production restreinte vise à garantir un contrôle qualité maximal et une identité forte pour chaque exemplaire numéroté.
La commercialisation devrait intervenir en 2026, avec une disponibilité sur demande auprès de la Maison. Le positionnement en édition extrêmement limitée viserait principalement les collectionneurs avertis et les maisons de vente spécialisées en haute joaillerie horlogère.
Le boîtier de 41mm et la composition gemmée imposent une logistique spécifique pour l’expédition et l’assurance, critères pris en compte lors de réservations personnalisées. Les acheteurs potentiels doivent s’attendre à un processus de validation et de livraison sur mesure.
Enfin, la conjonction d’un cadran en dentelle d’or, d’un mouvement VH remarquable et d’une série limitée soutient la perception de la montre comme un objet de collection plus que comme une production industrielle classique. Les perspectives secondaires de revente dépendront de l’accueil critique et du marché des pièces de même type.
Sources
