Remy Cools s’impose rapidement parmi les jeunes horlogers français grâce à un mélange rare de connaissance historique et d’exécution manuelle. Né en 1997, il est passé par le Lycée Edgar Faure puis par la maison Greubel Forsey avant de revenir en France pour ouvrir son atelier. Son parcours combine recherche technique et savoir-faire traditionnel.
Le modèle principal, le Tourbillon Atelier, illustre cette convergence. La série est limitée à 36 pièces au total, avec une production annoncée à 12 montres par an. Les collectionneurs, de Paris à Toulouse, suivent ce jeune créateur pour la finesse des finitions et l’originalité mécanique de son tourbillon.
Remy Cools présente le Tourbillon Atelier 39 mm en platine
La version contemporaine la plus visible du projet affiche un boîtier de 39 mm de diamètre et une épaisseur de 12 mm incluant un dôme de verre saphir de 3 mm. Le choix du platine pour certaines références souligne l’ambition d’un segment haute horlogerie, tout en conservant une lecture claire des complications sur cadran argenté.
Les aiguilles sont polies et convexes, la finition du cadran est réalisée à la main, selon la fiche technique officielle. Le boîtier en platine est accompagné d’une boucle gravée, témoignant d’une maîtrise des finitions et d’une attention au détail qui caractérisent le travail d’atelier.
Cette configuration tranche avec des versions antérieures plus compactes, et confirme l’orientation du créateur vers une présence plus affirmée au poignet. La volumétrie choisie favorise la mise en valeur du tourbillon de 60 secondes et de la construction du calibre visible côté cadran.
Sur le marché, le format 39 mm facilite la confrontation avec des montres contemporaines haut de gamme, et permet au public européen d’évaluer la pièce dans un registre classique et exigeant. Les spécifications officielles servent d’argument face aux attentes des collectionneurs.
Parcours: Lycée Edgar Faure, Greubel Forsey, création d’atelier
Formé au Lycée Edgar Faure, Remy Cools a capitalisé sur une formation longue et technique. Son projet d’école, une pendulette tourbillon, a déjà reçu des distinctions, puis il a gagné en expérience chez Greubel Forsey, laboratoire de haute précision où les exigences de finitions sont extrêmes.
Après cette étape, il a choisi de revenir en France pour installer son propre atelier. Cette décision traduit une volonté d’indépendance et de contrôle complet sur la chaîne de fabrication, depuis la découpe des pièces jusqu’à la finition des ponts et platines.
Le profil de Cools reflète la trajectoire de plusieurs jeunes horlogers candidats à la reconnaissance : solide formation, passage par une grande maison, puis lancement en indépendant. Ses méthodes mêlent techniques historiques et processus modernes d’usinage manuel.
La réception dans les cercles spécialisés a été rapide, notamment auprès des collectionneurs à Toulouse et dans d’autres pôles horlogers français, qui suivent de près l’évolution de son travail et la rareté de ses séries.
Calibre: 2,5 Hz, 235 composants et 50 heures de réserve
Le calibre développé pour le Tourbillon Atelier fonctionne à 2,5 Hz (18 000 alternances par heure), offre une réserve de marche de 50 heures et rassemble 235 composants. Ces chiffres proviennent des fiches techniques communiquées par l’atelier et traduisent un équilibre entre faible fréquence et amplitude stable, adapté au tourbillon traditionnel.
La cage de tourbillon mesure environ 13,2 mm et effectue une rotation de 60 secondes, configuration visible côté cadran. Le spiral est formé à la main selon la tradition Breguet, et l’échappement utilise un ancre suisse spécifique pour l’optimisation chronométrique.
Le travail de décoration et d’anglage est réalisé manuellement, visible sur les ponts et les composants principaux. Cette approche favorise la valeur perçue et la comparabilité face aux standards établis par des institutions comme l’AHCI, qui valorisent le travail artisanal et la finition.
Ces caractéristiques techniques placent la montre dans une catégorie où précision et artisanat se répondent, et constituent des arguments concrets pour les restaurateurs, techniciens et collectionneurs qui évaluent la qualité d’un calibre indépendant.
Production limitée à 36 pièces, 12 montres par an
Le Tourbillon Atelier est limité à 36 pièces au total, avec une cadence de production annoncée à 12 montres par an. Cette contrainte de volume s’explique par le niveau élevé d’intervention manuelle à chaque étape, du découpage des platines au polissage des bridges.
Limiter la série garantit une maîtrise qualitative mais crée aussi une rareté qui attire les collectionneurs. Les numéros individuels gravés sur chaque boîtier renforcent cette approche, tout en facilitant le suivi et la traçabilité des pièces produites par l’atelier.
Concrètement, la production réduite implique des délais d’attente pour les acquéreurs et une offre secondaire potentiellement active. Pour les habitués du marché, la rareté associée à la technique manuelle est un marqueur de valeur durable.
Sur le plan industriel, une cadence de 12 unités par an impose une organisation stricte de l’atelier, des compétences polyvalentes et une planification des approvisionnements pour les matériaux nobles comme le platine ou l’or rose.
Récompenses: F.P. Journe Young Talent 2018 et GPHG Révélation
Remy Cools a reçu le prix F.P. Journe Young Talent en 2018 pour une création réalisée durant ses études, reconnaissance qui a placé son nom sous les projecteurs. Par la suite, son modèle de production a obtenu le titre de Horological Revelation au GPHG, soulignant la progression de son travail.
Ces distinctions donnent une visibilité internationale et confortent la confiance des collectionneurs et des institutions. Elles servent de repères quant au potentiel de la marque et à la crédibilité du projet artisanal porté par le jeune horloger.
Pour les amateurs et les critiques, ces prix valent comme labels de qualité et facilitent l’accès aux réseaux de distribution et aux contacts professionnels nécessaires à la survie d’une micro-marque indépendante.
La trajectoire de Remy Cools, de la formation académique à la reconnaissance par des jurys, illustre un chemin possible pour les talents émergents qui conçoivent des pièces à la fois techniques et esthétiques, appréciées par des collectionneurs en France et à l’étranger.
