B.R.M. surprend avec sa MK-44 Makrolon cadran blanc et aiguilles bleu clair, un chronographe 44 mm qui marie matériau aéronautique et titane pour 7 100 euros

B.R.M. surprend avec sa MK-44 Makrolon cadran blanc et aiguilles bleu clair, un chronographe 44 mm qui marie matériau aéronautique et titane pour 7 100 euros

La B. R. M. MK-44 Polished White Dial Light Blue met en avant une recette rare sur le segment des chronographes sportifs, un boîtier en Makrolon poli associé à des éléments en titane, pour une montre de 44 mm annoncée comme légère.

Repérée dans une prise en main publiée par aBlogtoWatch, elle se positionne autour de 7 100 € selon des revendeurs spécialisés.

B. R. M. MK-44, une signature française discrète mais identifiée

La marque B. R. M., pour Bernard Richards Manufacture, cultive depuis des années une esthétique inspirée des paddocks, avec des volumes affirmés et une lecture instrumentale. Dans sa prise en main, aBlogtoWatch rappelle que l’enseigne existe depuis longtemps dans le paysage horloger, sans avoir modifié son langage formel, ce qui contribue à sa reconnaissance immédiate chez les amateurs. Cette MK-44 s’inscrit dans cette continuité, avec un parti pris visuel très course et une présence au poignet volontairement marquée.

Le modèle observé appartient à la famille MK-44, déclinée avec plusieurs matériaux de boîtier. La version Polished White Dial Light Blue joue sur un contraste lisible, cadran clair et touches bleutées, tout en conservant l’ADN technique de la ligne. Le diamètre de 44 mm la place d’emblée dans la catégorie des chronographes imposants, un choix cohérent avec l’univers automobile revendiqué, mais qui suppose une vraie appétence pour les montres à forte carrure.

Sur le plan éditorial, la mise en avant de cette pièce tient surtout à son positionnement atypique, une montre française de niche, au design très typé, face à des références plus consensuelles du chronographe sportif. La diffusion reste limitée, et une partie de la visibilité passe par des relais anglo-saxons, d’où son statut de produit souvent sous le radar malgré une identité sonore visuellement, et parfois mécaniquement, très démonstrative.

La majeure partie du boîtier est produite à partir de Makrolon transparent, qui est un plastique polycarbonate haut de gamme
La majeure partie du boîtier est produite à partir de Makrolon transparent, qui est un plastique polycarbonate haut de gamme

Makrolon poli et titane usiné, la recherche de légèreté

La fiche du fabricant mentionne un boîtier en Makrolon poli, avec des cornes en titane usinées et allégées. Le Makrolon, un polycarbonate technique connu dans d’autres industries, permet de viser un poids réduit tout en autorisant des finitions spécifiques, ici une surface polie. Pour l’utilisateur, l’intérêt est concret, obtenir l’encombrement visuel d’un 44 mm sans la pénalité habituelle en masse, surtout face à des boîtiers acier de gabarit comparable.

Ce mélange de matériaux sert aussi un objectif de résistance à l’usage. Le titane apporte une rigidité et une tenue structurelle sur des zones sollicitées, comme l’interface avec le bracelet et les chocs latéraux. Le Makrolon, lui, vise une sensation plus technique en main, différente du métal, avec une température au toucher souvent plus neutre. Ce choix n’est pas sans contrepartie, la perception du luxe reste culturellement associée au métal, et le poli sur polymère peut diviser selon les attentes.

Le fond du boîtier, les pattes, la couronne et les poussoirs de chronographe sont en titane
Le fond du boîtier, les pattes, la couronne et les poussoirs de chronographe sont en titane

Un prix autour de 7 100 € et un marché très contrasté

Côté tarif, des sites de vente spécialisés indiquent un prix d’environ 7 100 € pour des variantes MK-44 en Makrolon, ce qui donne un ordre de grandeur cohérent avec un chronographe de micro-série et une fabrication très identitaire. D’autres listings, notamment sur des plateformes d’annonces, affichent des montants en dollars pour des références MK-44, ce qui souligne surtout l’hétérogénéité du marché, entre disponibilité, configuration, et statut neuf ou d’occasion.

À ce niveau de prix, la MK-44 se retrouve face à une concurrence dense, des chronographes suisses installés, mais aussi des indépendants qui misent sur des matériaux avancés. La différence de B. R. M. se joue davantage sur l’objet, son look et sa construction, que sur une promesse de discrétion. Pour certains acheteurs, c’est précisément l’intérêt, une montre immédiatement reconnaissable, produite par une maison française, avec une approche instrument et une légèreté revendiquée.

La question de la valeur dépendra beaucoup de l’usage. Un boîtier en Makrolon peut séduire ceux qui privilégient le confort et la singularité, mais il peut aussi compliquer la revente auprès d’un public attaché aux canons traditionnels. Les prises en main comme celle d’aBlogtoWatch jouent ici un rôle important, elles documentent le rendu réel, la sensation de poids, et la cohérence des finitions, des éléments décisifs avant de se positionner sur une pièce aussi typée.

Source : A Blog to Watch

Tags

Laisser un commentaire