MB&F présente la Horological Machine N12 The Guardian, une création hybride pensée comme la tête d’un robot et détachable pour devenir une montre-bracelet, développée avec L’Epée.
Le projet s’inscrit dans la continuité de la concept laboratory fondée par Maximilian Büsser, connue pour transformer l’imaginaire science-fiction en objets mécaniques portables. Selon les informations publiées lors des premiers aperçus, The Guardian forme un duo, la montre constituant la tête et le cerveau d’un compagnon mécanique d’environ 38 cm. L’objet vise autant la démonstration horlogère que la mise en scène, avec une présence assumée de sculpture de bureau.
MB&F et L’Epée conçoivent un robot de 38 cm
Le principe de The Guardian repose sur un assemblage en deux parties, un corps de robot articulé et une tête qui sert de montre. MB&F indique un système de fixation simple, présenté comme un easy clipping system, permettant de détacher la tête pour la porter au poignet, puis de la remettre sur son support. Cette logique répond à une contrainte concrète, éviter que la pièce reste un pur objet de vitrine, tout en conservant une fonction de sculpture mécanique quand elle n’est pas portée.

La collaboration avec L’Epée, spécialiste des objets horlogers de table, structure cette approche. Le corps du robot, annoncé à 38 cm, joue le rôle de socle et de compagnon mécanique, avec une esthétique qui rappelle les figurines et engins de science-fiction. Dans les présentations disponibles, l’ensemble est décrit comme un duo mécanique, expression qui dit bien l’intention, proposer une pièce cohérente dans les deux usages, montre et objet. Pour MB&F, la narration compte autant que l’ingénierie, ce qui explique le soin porté à la silhouette et aux proportions.
Cette mise en scène a aussi une lecture commerciale. Le segment de l’horlogerie indépendante très haut de gamme valorise la rareté, mais aussi la différenciation visuelle immédiate. Un robot-montre identifiable en quelques secondes répond à cette logique, notamment dans un écosystème dominé par des codes classiques. La promesse est claire, offrir une expérience de collectionneur, avec un objet qui vit sur un bureau et au poignet, sans exiger deux achats séparés.

HM12 The Guardian sort en trois séries de 12 pièces
La diffusion annoncée se veut limitée, avec trois éditions distinctes de 12 pièces chacune, en coloris bleu, vert et violet selon les premières informations relayées. Ce format, 36 exemplaires au total, correspond aux pratiques des indépendants qui privilégient des micro-séries, plus faciles à produire et à contrôler, mais aussi plus simples à raconter. Pour les acheteurs, la numérotation et le choix d’une couleur participent à la notion de version, comme dans l’art contemporain ou l’automobile de niche.
Sur le plan horloger, les descriptions disponibles évoquent une architecture complexe, avec un accent mis sur la mise en volume et la lecture non conventionnelle, signature de la famille Horological Machine. Plusieurs sources mentionnent un tourbillon, présenté comme volant, ce qui renforce l’idée de démonstration technique autant que l’impact visuel. MB&F a bâti sa réputation sur ces mouvements-sculptures, où l’affichage et la construction comptent autant que la précision chronométrique, même si celle-ci reste attendue à ce niveau.

La question du prix reste centrale pour le public, mais les sources fournies ne donnent pas de tarif officiel en euros. Dans ce contexte, l’enjeu se déplace vers la stratégie, MB&F s’adresse à une clientèle déjà familière des pièces à très faible volume, prêtes à arbitrer entre montre, objet d’art mécanique et signature d’atelier. The Guardian renforce aussi un positionnement, celui d’une marque qui transforme l’enfance et la science-fiction en produit horloger adulte, avec un niveau de finition et de complexité qui vise clairement le sommet du marché.
Source : MB&F
