Girard-Perregaux élargit sa gamme Laureato avec quatre nouvelles références en 36 mm et 39 mm, annoncées comme une nouvelle étape après l’édition anniversaire Laureato Fifty lancée en septembre dernier.
Le fabricant de La Chaux-de-Fonds conserve l’ADN du modèle, lunette octogonale, boîtier acier et bracelet intégré, tout en multipliant les options de cadrans et en généralisant un mouvement récent, le GP4800. Les montres sont disponibles immédiatement, avec des prix annoncés entre 23 100 $ et 24 500 $ selon la configuration. Le point commun de la série tient à une architecture identique, boîtier au profil sportif, épaisseur de 9,8 mm, étanchéité à 150 mètres, et bracelet acier muni d’une boucle déployante triple et d’un micro-ajustement de 4 mm. La marque cible clairement le segment des montres sport-chic à bracelet intégré, où la demande se concentre depuis plusieurs années sur des tailles plus contenues et des finitions de cadran différenciantes. Deux références en 39 mm se distinguent par leur cadran, une version à ton rose, décrite comme un cadran 18 carats avec motif Clous de Paris et une date, et une version à cadran émail bleu produit en interne. En 36 mm, Girard-Perregaux décline le même esprit, une version à ton rose sans date, et une version argentée Clous de Paris avec une lunette sertie de 64 diamants taille brillant, pour un total d’environ 0,55 carat. Cette annonce intervient dans un contexte où les marques cherchent à stabiliser leurs collections permanentes après une période marquée par des séries limitées, souvent liées à des anniversaires. Ici, Girard-Perregaux met l’accent sur la continuité, en capitalisant sur la Laureato comme modèle phare et sur le GP4800 comme base technique commune, avec des variations esthétiques destinées à couvrir plusieurs usages, du quotidien à des occasions plus habillées.
Girard-Perregaux décline la Laureato en 36 et 39 mm
Les quatre nouveautés reprennent les codes de la Laureato, lunette octogonale posée sur une carrure aux lignes tendues, alternance de surfaces brossées et polies, et bracelet intégré en acier. Girard-Perregaux insiste sur un point pratique, la présence d’un micro-ajustement de 4 mm sur la boucle, élément devenu plus fréquent sur le segment, car il répond aux variations de confort au fil de la journée. Le boîtier affiche une épaisseur annoncée de 9,8 mm, donnée importante pour l’équilibre au poignet et la capacité à passer sous une manche.
Le choix de proposer deux diamètres, 39 mm et 36 mm, s’inscrit dans une tendance lourde du marché, le retour à des tailles plus polyvalentes, après une décennie où de nombreuses collections sportives dépassaient régulièrement 41 mm. Sur la Laureato, la réduction de diamètre vise aussi à préserver la finesse visuelle de la lunette et la lisibilité du cadran, notamment lorsque le motif Clous de Paris capte la lumière et multiplie les reflets.
Les deux versions 39 mm constituent le cur de l’annonce. La première adopte un cadran ton rose présenté comme un cadran 18 carats, avec motif Clous de Paris et affichage de la date. La seconde mise sur un cadran émail bleu fabriqué en interne, également posé sur un décor Clous de Paris. Cette approche, associer un motif guilloché à une couleur profonde, vise à donner davantage de relief que les cadrans unis, tout en conservant une identité immédiatement reconnaissable.
En 36 mm, Girard-Perregaux propose une version ton rose sans date, ce retrait de complication pouvant séduire une clientèle attachée à la symétrie du cadran. Une autre référence se démarque par une lunette sertie de 64 diamants taille brillant, totalisant environ 0,55 carat, sur un cadran argenté Clous de Paris. La marque cherche ici à couvrir deux usages distincts, une Laureato compacte au rendu sobre, et une Laureato bijou qui conserve les codes sportifs grâce à l’acier et à l’étanchéité annoncée.
L’étanchéité à 150 mètres constitue un argument transversal. Sur ce type de montre sport-chic, la donnée rassure sur la robustesse, même si l’usage réel se limite souvent à une résistance aux aléas du quotidien. Girard-Perregaux maintient aussi une continuité de design avec les éditions précédentes, ce qui facilite la lecture de la gamme pour les clients, tout en ajoutant des variations de matière et de couleur capables de renouveler l’intérêt.

Le calibre GP4800 apporte 60 heures et 4 Hz
Les quatre nouveautés reposent sur le calibre GP4800, un mouvement automatique introduit récemment par la manufacture. Girard-Perregaux indique une fréquence de 4 Hz et une réserve de marche de 60 heures, des chiffres alignés avec les attentes du segment, où l’on attend une autonomie couvrant un week-end sans remise à l’heure. Le mouvement est présenté comme une base technique commune, ce qui permet à la marque d’unifier l’offre tout en jouant sur les cadrans et les boîtiers.
Sur le plan de l’architecture, le GP4800 s’inspire de la lignée des Three Bridges, un marqueur historique de Girard-Perregaux. Dans cette Laureato, la marque met en avant un pont de balancier réalisé en or rose, détail qui vise à renforcer la perception de valeur et à souligner le lien avec ses pièces plus hautes en gamme. Ce type d’élément, au-delà de l’esthétique, sert aussi à donner un récit technique cohérent, particulièrement important dans un marché où les mouvements intégrés et les finitions sont scrutés par les collectionneurs.
Les fonctions varient selon les versions. La Laureato 39 mm au cadran ton rose conserve une date, tandis que la 39 mm à cadran émail bleu est annoncée sans date, ce choix simplifie l’affichage et répond à une demande récurrente, celle de cadrans plus épurés. Les versions 36 mm suivent la logique de différenciation, avec une exécution ton rose annoncée sans date et une version sertie qui conserve l’identité visuelle de la gamme.
Le mouvement affiche un diamètre annoncé de 25,60 mm pour une épaisseur de 4,28 mm. Ces proportions expliquent en partie la finesse globale de la montre, donnée importante pour un modèle à bracelet intégré, où l’équilibre se joue autant sur la hauteur que sur la continuité des maillons. Dans les faits, une Laureato fine et bien articulée peut se porter de manière plus discrète qu’une sportive plus épaisse, même à diamètre équivalent.
En choisissant un mouvement unique pour quatre références, Girard-Perregaux simplifie aussi la maintenance et la lisibilité de gamme. Pour les détaillants et les clients, l’information clé devient la même, GP4800, 60 heures, 4 Hz, et la décision se fait davantage sur la taille, le cadran et la présence de date. Cette approche renforce l’idée d’une collection structurée plutôt que d’une succession de séries isolées.

Le cadran émail bleu 39 mm devient un argument central
La version 39 mm dotée d’un cadran émail bleu attire l’attention car Girard-Perregaux la présente comme une réalisation en interne. Sur le segment des montres sport-chic, l’émail reste moins courant que les laques ou les traitements galvanisés, car il implique des étapes supplémentaires et des taux de rebut plus élevés. Le choix de l’émail vise donc à installer une différence tangible, au-delà de la simple variation de couleur.
Le cadran conserve un décor Clous de Paris, motif qui accentue la manière dont la lumière se fragmente, surtout sous un bleu profond. Dans la pratique, ce type de finition produit des variations visuelles nettes selon l’angle, ce qui peut donner l’impression d’un cadran plus vivant qu’un bleu uniforme. Girard-Perregaux cherche ici à répondre à une critique adressée à certaines éditions précédentes, jugées trop limitées en options de couleurs, en proposant une alternative forte, immédiatement identifiable en vitrine.
Le fait que cette version soit annoncée sans date participe à l’argument. Les amateurs de montres sportives à bracelet intégré, notamment sur les plateformes de revente et les forums spécialisés, expriment régulièrement une préférence pour des cadrans sans fenêtre, perçus comme plus équilibrés. Girard-Perregaux capitalise sur cette attente en réservant l’affichage de la date à la version ton rose en 39 mm, ce qui permet aussi de différencier clairement les deux références sans changer la boîte.
La question du positionnement tarifaire se pose, la version 39 mm émail bleu est annoncée à 24 500 $, au-dessus de la version ton rose à 23 100 $. L’écart reflète la complexité supposée de fabrication du cadran et son statut de nouveauté. Pour l’acheteur, la valeur perçue dépendra de la réalité du rendu, de la profondeur de l’émail, de la régularité de la surface et de la cohérence avec la finition Clous de Paris.
Sur le terrain, le bleu reste une couleur stratégique. Dans cette catégorie, les cadrans bleus se vendent souvent plus facilement que des teintes plus marquées, car ils s’accordent à des usages variés, tenue formelle, quotidien, week-end. En proposant un bleu émail, Girard-Perregaux vise à capter une clientèle attirée par une montre sportive mais désireuse d’un élément artisanal distinctif, sans basculer vers une pièce plus fragile ou trop habillée.
Prix de 23 100 $ à 24 500 $ et bracelet acier généralisé
Girard-Perregaux annonce une disponibilité immédiate des quatre références, avec des prix compris entre 23 100 $ et 24 500 $. La Laureato 39 mm à cadran émail bleu est affichée à 24 500 $. La 39 mm à cadran ton rose avec date est annoncée à 23 100 $. En 36 mm, la version ton rose est également à 23 100 $, tandis que la version sertie de diamants est à 24 200 $. Ces niveaux placent la Laureato dans le haut du segment sport-chic en acier, où la concurrence se joue autant sur la notoriété que sur l’exécution.
Un point de détail devient un marqueur de stratégie, le passage à un bracelet entièrement en acier, là où certaines variantes précédentes utilisaient un rendu bicolore. Pour une partie des acheteurs, l’acier intégral renforce l’aspect utilitaire et cohérent du modèle, tout en simplifiant l’association avec d’autres accessoires. Pour la marque, c’est aussi une manière d’unifier visuellement la collection et d’éviter que le bracelet ne polarise le public.
La présence d’une boucle déployante triple et d’un micro-ajustement de 4 mm répond à un critère devenu central dans les comparatifs. Sur une montre à bracelet intégré, la précision du réglage conditionne le confort, car l’ajout ou le retrait d’un maillon change rapidement la sensation. Un micro-ajustement discret permet d’éviter un bracelet trop serré en été ou trop lâche en hiver, sans outil et sans passage en boutique.
La Laureato 36 mm sertie, avec ses 64 diamants pour environ 0,55 carat, vise un public qui souhaite un objet plus joaillier sans abandonner les codes d’une sportive. Le sertissage sur une lunette octogonale impose une régularité visuelle stricte, car la géométrie attire l’il. Le prix de 24 200 $ place cette version à un niveau proche de l’émail bleu, ce qui suggère que Girard-Perregaux considère ces deux références comme des vitrines, l’une par la matière du cadran, l’autre par le travail gemmologique.
Au-delà des chiffres, l’annonce marque une volonté de faire évoluer la Laureato par touches successives, tailles plus demandées, diversité de cadrans, bracelet acier unifié, tout en conservant les fondamentaux techniques, GP4800, 150 mètres, 9,8 mm. La marque joue une carte de consolidation, donner aux clients plusieurs portes d’entrée dans une collection permanente, plutôt qu’un simple effet d’événement lié à une édition anniversaire.
Sources
- Introducing: Girard-Perregaux Introduces Four New Laureato Models In 36mm And 39mm (Live Pics)
- Girard-Perregaux Introduces Four New Laureato Models In 36mm …
- Girard-Perregaux introduces a new generation of Laureato watches
- Girard-Perregaux Introduces Four New Laureato Models In 36mm …
- Girard-Perregaux introduces four new Laureato references for 2026
- Girard-Perregaux Just Unveiled Its New Laureato Fifty Watch Collection
